L’art renversant de l’omakase au restaurant Nama

Saviez-vous que le terme omakase signifie en fait « je vous laisse le soin »? C’est en effet au chef que l’on s’abandonne afin qu’il nous fasse découvrir un menu japonais de son inspiration, où chaque bouchée et ses accords ont été soigneusement pensés dans le but de créer une expérience culinaire inoubliable.

J’ai eu le plaisir de faire l’essai de l’omakase du restaurant Nama dans le Quartier international et je suis ici pour vous en parler. En toute transparence, si je peux vous prodiguer un seul conseil pour bien profiter de cette expérience unique, c’est pace yourself. Dans le sens qu’il y a beaucoup, mais alors beaucoup, de plats à essayer, donc personne ne vous en voudra si vous en laissez un peu dans votre assiette. L’important, c’est de participer (lire ici, gouter)!

Un lieu qui invite à l’éveil des sens
Ce n’est un secret pour personne, le bonheur d’aller au restaurant ne tient pas uniquement à la qualité de son menu. L’expérience client et l’écrin dans laquelle celle-ci nous sera présentée compte tout autant, si ce n’est que pour nous mettre en appétit. Ceci est d’autant plus vrai pour un service de type omakase, alors que chacun des multiples plats suscite une émotion différente; on a besoin de tous nos sens pour bien en profiter.

Le restaurant Nama n’a pas lésiné sur la présentation de son établissement, qui offre un décor intimiste faisant quelque peu penser à une brasserie japonaise. Il n’y a cependant pas d’excès qui pourraient nous distraire de l’expérience en soi. Si vous pouvez vous assoir au bar, vous aurez l’occasion de voir le chef à l’oeuvre, ce qui est un spectacle en soi.

Un menu en crescendo
Nous avons débuté le menu en douceur, avec quatre entrées froides pour nous mettre en appétit. Mon coup de coeur est vraiment allé aux bouchées de pétoncles services sur endives avec kumquat et sauce yuzu kosho, mais le shiromi (loup de mer) servi en carpaccio dans sa sauce ponzu avec gingembre et myoga n’était pas loin derrière! Le tartare de saumon au melon d’eau, radis, shiso et tapioca, ainsi que le tartare de boeuf à la koréenne, complétaient à merveille ce premier service (voir photo d’en-tête pour le visuel).
S’en est suivi le service d’entrées chaudes, qui n’étaient pas en reste. Le katsu d’aubergine (une aubergine frite au panko), servi avec chicorée, tomates services, miso teriaki et noix de pins, était assez aérien dans son genre. La straccciatella et sa courge étaient goûteuses, mais je me réservais pour la troisième entrée chaude, le tataki de boeuf dans sa sauce au foie gras, absolument décadent. Un coup de coeur!

On nous a ensuite apporté une variété de makis, sushis et sashimis afin de préparer nos papilles pour les plats principaux (quand je vous dis qu’on mange beaucoup lors d’un omakase, ce n’est pas une blague).

Comme plats principaux, nous avons essayé le canard et son foie gras avec betteraves dans une sauce aux framboises (très fin), le loup de mer en sauce miso avec pommes de terres Yukon gold, carottes et shitake, ainsi que les choux de Bruxelles revenus dans une sauce yuzu au furikake et saupoudré de rice puffs.

Et comme si cela n’était pas assez (!!), nous avons également eu le plaisir d’essayer un dessert, qui cette soirée-là était un genre de pudding aux riz et sake servi avec tuiles aux sésame grillé.

Une sortie digne de ce nom
En tant que nouvelle maman, je trie les sorties auxquelles je participe sur le volet, pas par manque d’envie mais surtout par manque de temps et d’énergie (tsé, quand ton bébé te réveille trois fois en une nuit, disons que t’as envie de prendre ça relaxe le lendemain).

Ceci dit, quand je pense que ma dernière sortie resto du genre remonte à décembre 2024, ça fait un peu peur, je dois l’avouer! Ainsi, j’ai particulièrement aimé ma soirée au Nama, car j’ai vraiment eu l’impression qu’elle en valait la peine. Entre l’accueil et le service chaleureux de l’endroit, le menu inventif du chef et l’ambiance très festive, je ne peux que vous recommander d’essayer, surtout si vous souhaitez vivre une expérience de restauration un peu différentes avec vos ami(e)s foodies. Pro-Tip: demandez un accord mets/ sake pour bonifier l’expérience!

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